« Les entreprises doivent créer elles-mêmes les conditions du changement. »


Laurent Bigorgne, Directeur de l’Institut Montaigne, think tank indépendant français
à vocation européenne

Qu’une entreprise de la dimension d’Orange se dote d’une raison d’être est la marque d’une profonde transformation de la conception du rôle des acteurs économiques dans la société monde. Et l’on peut espérer que l’initiative d’Orange de l’inscrire dans ses statuts exerce une influence sur d’autres entreprises, en France, en Europe et dans le monde. Il est en effet aujourd’hui nécessaire que chacune d’entre elles affirme avec force son engagement en faveur de l’humain et de l’environnement. Nul besoin de législation contraignante, monolithique et seulement appliquée par quelques États : cette approche constitue un frein à la compétitivité. La prise de conscience et l’action des entreprises représentent le seul vrai moteur du changement.

La raison d’être d’Orange porte en son sein un des enjeux fondamentaux du monde actuel : la question de la confiance. La traçabilité, la transparence, la sûreté des échanges apparaissent en effet comme autant de défis à relever dans une époque marquée par la montée en puissance de la défiance des individus vis-à-vis des grandes institutions mais aussi des uns envers les autres, et qui s’exprime, souvent avec violence, sur les réseaux sociaux. Le numérique est un Janus. Vecteur d’immenses progrès pour le bien-être de l’humanité, la santé, la justice et la démocratie, il garde en lui un côté obscur, parfois effrayant, qui le fait apparaître comme un phénomène incontrôlé et incontrôlable.
Dans ces conditions, qu’un grand opérateur européen du numérique à vocation globale comme Orange se donne comme mission d’être un acteur de confiance représente un engagement fort et ô combien important pour l’avenir de tous nos concitoyens.

On attend d’Orange qu’il continue d’affirmer son leadership économique et qu’il assume pleinement son rôle d’acteur majeur de la transformation digitale en France, en Europe et dans le monde. On compte enfin sur le Groupe pour qu’il décline ses actions en fonction des spécificités de chaque écosystème, de l’hétérogénéité des territoires et des besoins si différents selon les générations.

Jean-Marc Maillet-Contoz, « Engager l’innovation dans une logique de conception universelle. »